Dossier de Presse
Ce lait orphelin
Fatou Taha Kane

Biographie
Fatou Taha est née le 23 décembre 1988 au Sénégal. Passionnée par le cinéma, l’écriture et la cuisine, elle a su allier ces univers pour créer un parcours singulier. Dès l’âge de 14 ans, elle découvre sa passion pour les médias en faisant de la radio, avant de poursuivre des études de journalisme à l’ISSIC de Dakar. Son amour pour l’art la conduit ensuite à Acting International à Paris, où elle perfectionne son jeu durant trois ans.
Au fil de sa carrière, elle réalise trois courts métrages, dont « Interdit de famille », sélectionné au prestigieux Festival de Cannes en 2016 dans la catégorie Short Corner. Ce succès témoigne de son talent et de sa détermination à raconter des histoires qui résonnent. Aujourd’hui, Fatou Taha continue de nourrir son amour pour l’écriture et le cinéma, tout en explorant de nouvelles créations culinaires qui s’inspirent de ses racines.
Résumé du livre
Ce livre rend hommage à la mémoire de son enfant, Babacar, dont la perte a profondément bouleversé sa vie. Néanmoins, au milieu de ce chagrin, elle trouve un nouvel espoir à travers sa grossesse avec Maodo. Le témoignage cherche à établir un équilibre entre le souvenir des êtres chers disparus et la célébration de la vie à venir. Il aborde également la culture dans laquelle elle a grandi, où la douleur est souvent dissimulée et l’expression des émotions réprimée. À travers ces réflexions, Fatou Taha aspire à ouvrir un dialogue sur la santé mentale, soulignant l’importance de partager sa peine et de solliciter de l’aide, même si cela est parfois perçu comme un signe de faiblesse dans certaines sociétés.

Informations sur la publication
- Date de sortie : A partir du 25 Avril 2025
- Format : papier – broché
- ISBN : 978-2-9596898-2-6
- Editeur : Editions Noura https://nouraservices.fr/shop/ce-lait-orphelin/
- Article de presse : Tandarmag
Le Mouridisme est une voie de raison
Notes de lecture du livre de Cheikh Fall Gueye intitulé : Le Mouridisme est une voie de raison
Le nouveau livre de Cheikh Fall Gueye est un délice intellectuel très amer aux yeux de ceux qui doctrinalement ne veulent user de leur raison pour appréhender, expliquer ou organiser ce puissant mouvement fondé par Cheikh Ahmadou Bamba et appelé par les penseurs, le Mouridisme.


L’auteur est un enfant de la voie ou est né dans la voie, ce qui lui donne une certaine légitimité, des miles ou du crédit pour parler sans filtres de beaucoup de pratiques du mouvement actuel qu’il juge néfastes. Il classe même les différents protagonistes qui vivent sur le dos du mouvement avec la ferme conviction que le Mouridisme est une société qui a déjà établi ses comptes et qu’il ne reste plus qu’à se partager les dividendes selon le rang de son aïeul, associé historique et grand contributeur de l’essor du mouvement. D’autres leaders lettrés profitant de la naïveté des fidèles de bonne foi attirés par le magnétisme de Cheikhoul Khadim. De grands intellectuels entrent dans le mouvement en laissant devant la porte leur raison, leurs compétences et leur background, ils sont dans la cour des miracles. Alors que le Mouridisme comme toute organisation humaine a besoin de tous ces cerveaux formés dans les plus grandes écoles du monde pour avancer sur beaucoup de domaines que l’auteur nous invite à explorer.


Cheikh Fall Gueye rame à contrecourant et essaie de montrer que le mouvement mouride certes est une voie soufie en conséquence mystique mais le cheikh puis ses khalifes l’ont toujours dirigé avec intelligence et pragmatisme, avec réalisme combinant des efforts soutenus tout en accordant une grande place aux qualités humaines. L’auteur depuis l’aube de sa jeunesse a pratiqué les dahiras surtout ceux de la diaspora. Dans son livre, il dresse leurs faiblesses, leur demande de réfléchir sur leurs forces, brosse les menaces qui les guettent et les opportunités qu’ils pourraient saisir même si les membres les plus actifs de ces organisations en l’occurrence les jëwriñ ou responsables n’en sont pas encore conscients. Sans complexe face à ceux qui ont le complexe de la raison dans la voie du cheikh à l’image de certains occidentaux et esprits occidentalisés soi-disant intellectuels qui ont le complexe de Dieu, Cheikh Fall réfléchit à haute voix, fouille dans la clairière de sa mémoire, trempe sa plume dans l’encrier qui prend sa source dans les principes fondamentaux du Mouridisme pour dénoncer ce manque de vision relayé par les responsables des organisations mourides à l’heure actuelle. Chaque organisation en prend pour son grade. Même si certaines structures du mouvement bénéficient de la clémence de sa plume épaisse.
Je pense au passage où notre auteur est ahuri par certaines manifestations que les mourides avec la complicité de médias de même obédience qualifient de cérémonies d’envergure internationale alors qu’en réalité, la manifestation qui a englouti beaucoup d’énergies et beaucoup d’argent n’a comme participants que les mourides d’origine sénégalaise venant de pays différents. L’auteur se lâche sur le contenu de ces grands évènements, leur manque d’ouverture au monde, leur absence de stratégie culturelle alors que le cheikh dont ils se réclament fait partie des plus brillants intellectuels que le monde n’a jamais connus. Dans les pires moments de sa vie, au milieu des épreuves, il n’avait comme armes que sa plume et ne faisait couler que l’encre de son rosier pour produire les merveilleux poèmes, qacaids, que les mourides déclament à longueur de magal et de dahiras sans penser à nous ouvrir au monde en invitant nos voisins, nos collègues, nos autres compatriotes, nos autres coreligionnaires, les autres civilisations à découvrir la philosophie , la sagesse et le parcours extraordinaire d’un homme que l’humanité gagnerait à connaître.

Ce livre de 144 pages au titre audacieux exhalerait un parfum de scandale pour une certaine frange de la population mouride, celle vivant comme des rentiers sans esprit d’analyse. En vérité, c’est un cri de cœur d’un mouride éclairé par la lanterne de sa Raison et motivé par son amour profond pour cette voie spirituelle si riche et jusque-là méconnue par l’humanité. L’auteur nous a gratifié d’un essai agréable à lire. Il a réussi à maintenir tout le long du livre un élan sincère et un souffle ardent. Je demande au Seigneur de protéger cette jeune pousse de la Mouridiyya dont les écrits régalent plus d’un homme et d’une femme raisonnables car il écrit avec une plume certes pointue mais surtout avec une noble intention. Les propos peuvent sembler acerbes mais les pages sont documentées et ses réflexions raisonnables. Qu’Allah multiplie ses semblables car la critique de l’amant n’aura jamais le poids ni la portée des flèches lancées par l’ennemi. Je recommande vivement aux intellectuels, étudiants et responsables mourides et non mourides de prendre le temps de lire et de méditer le livre de Cheikh Fall Gueye.
Serigne Modou Mamoune Ndiaye
Reflets de l’Afrique : une exploration de l’identité et des enjeux contemporains
Après l’abolition de la traite négrière, une nouvelle forme de domination émergea : le colonialisme. En 1884-1885, la conférence de Berlin, orchestrée par Otto Von Bismarck, établit le partage de l’Afrique entre les principales puissances coloniales, notamment les Anglais et les Français. Cette entreprise s’inscrit dans une continuité historique, prolongement d’une volonté de domination déjà manifeste dans l’histoire européenne, à l’image de l’Empire romain.
Les souffrances infligées aux Africains, que ce soit à travers l’esclavage ou la colonisation, soulèvent des interrogations fondamentales. Ces expériences ne traduisent-elles qu’une domination passée, ou révèlent-elles une difficulté persistante à dépasser les complexes hérités de cette histoire ? Ces interrogations s’articulent autour de la quête de reconnaissance et du dépassement des traumatismes liés à un système oppressif.
Au cœur de cette dynamique, l’européocentrisme apparaît comme une clé d’analyse majeure. Ce concept, qui place l’Europe au centre du monde, a servi de socle idéologique pour légitimer une domination injustifiable. Pendant que les puissances coloniales pillaient les ressources africaines, elles justifiaient leurs actions par des arguments prétendument culturels et humanitaires, tels que l’apport des soins et de l’éducation, notamment par le biais des missions religieuses.
Cependant, derrière cette façade de bienveillance, des penseurs occidentaux déniaient à l’Afrique toute forme de culture, de civilisation et de philosophie. Les explorateurs, puis les colons, considéraient les Africains comme des êtres à peine humains, dépourvus des attributs fondamentaux d’un être accompli. Cette perception fut théorisée par Hegel dans « Les Leçons sur l’histoire de la philosophie ». Selon lui, la pensée et la philosophie étaient exclusivement occidentales, et l’Afrique, qualifiée de continent « ahistorique », ne pouvait accéder à la rationalité ni aux notions d’universel et de transcendance.
Hegel justifiait ses affirmations en opposant les conditions géographiques favorables, comme les régions côtières propices aux échanges et à l’expansion intellectuelle, aux conditions défavorables, telles que les plaines marécageuses et les steppes désertiques. Pour lui, la mer, par son rôle unificateur et son symbole de l’infini, favorisait le développement des peuples côtiers. En revanche, l’Afrique, dépourvue selon lui de ces atouts, restait en dehors de l’Histoire. Ces affirmations, bien qu’ancrées dans leur époque, reflètent un européocentrisme radical niant toute existence intellectuelle africaine.
Malgré ces discours, l’Afrique a toujours affirmé sa richesse culturelle. Des figures comme Kocc Barma Fall, au XVIIᵉ siècle. Des poètes comme Serigne Moussa Ka, Serigne Mbaye Diakhaté entre le XlXᵉ et XXᵉ siècle, et des érudits musulmans fiers de leur africanité et de leur accent wolof tels que Cheikh Ibrahima Niass démontrent l’arbitraire des jugements européo-centrés. Pascal, avec sa célèbre formule – « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » – résume bien ce relativisme ignoré par les tenants de la supériorité européenne.
Face à ces thèses, des intellectuels africains ont répondu avec force. Senghor, par la négritude, a célébré les spécificités culturelles africaines. Cheikh Anta Diop a plaidé pour une réappropriation de l’histoire africaine, tandis que Kwame Nkrumah a développé le consciencisme.
Aujourd’hui, des penseurs comme Mouhamadou Mbodj prolongent cette réflexion, explorant les voies possibles pour une Afrique réconciliée avec son identité.


Il montre dans « L’Afrique en face d’elle-même » que le continent fait face à des défis majeurs. Les systèmes politiques, hérités de la colonisation, ne correspondent pas aux réalités socioculturelles locales, entraînant des dysfonctionnements institutionnels. Sur le plan économique, le continent demeure sous l’emprise des multinationales étrangères qui monopolisent les secteurs clés, empêchant une véritable indépendance. Le système éducatif souffre également de multiples insuffisances : ation des programmes aux besoins du marché de l’emploi, taux élevé d’abandon scolaire et fuite des cerveaux vers l’étranger. Cette crise éducative perpétue une dépendance structurelle et limite les opportunités de transformation sociale.
Dans le domaine de la santé, la situation est tout aussi préoccupante. Le manque criant d’infrastructures, de personnel qualifié et de médicaments de qualité aggrave les souffrances des populations, tandis que les systèmes de soins peinent à répondre aux besoins essentiels. Cette négligence institutionnelle, combinée aux défis économiques et politiques, accroît la vulnérabilité des sociétés africaines.
Par ailleurs, l’Afrique reste dépendante des forces étrangères pour assurer sa sécurité. Les crises politiques récurrentes et les conflits internes renforcent cette dépendance, empêchant le continent de construire des solutions autonomes à ses propres défis sécuritaires. Cette réalité met en évidence l’impact des divisions régionales et des ingérences extérieures, qui minent l’idéal d’unité africaine porté par des leaders visionnaires comme Kwame Nkrumah ou Julius Nyerere.
Dans ce contexte, la persistance des divisions et le manque de cohésion continentale compliquent la réalisation d’un projet commun. L’idéal panafricain, pourtant essentiel à la construction d’une souveraineté africaine, peine à se concrétiser face à ces obstacles.
Pourtant, l’avenir du continent repose sur sa capacité à entreprendre des réformes structurelles profondes. Ces réformes doivent toucher les domaines clés : politique, économique, éducatif et sanitaire. Elles nécessitent une volonté politique forte, soutenue par une mobilisation collective autour d’un idéal commun. Ce n’est qu’en construisant des institutions adaptées aux réalités africaines et en valorisant ses ressources humaines et culturelles que l’Afrique pourra se libérer des entraves du passé et envisager un avenir souverain et prospère.
Ainsi, la quête d’un développement authentique pour l’Afrique ne saurait se réduire à une simple imitation des modèles occidentaux. Elle exige une réappropriation de son histoire, une réaffirmation de son identité et une mobilisation concertée pour relever les défis du présent.
Si aujourd’hui, le panafricanisme semble dans son ensemble s’inscrire dans dans cette dynamique, cela ne veut pas dire que les panafricains partagent les mêmes visions, les mêmes orientations et les mêmes objectifs. D’où l’importance de se demander s’il faut parler de panafricanisme ou de panafricanismes. Entre la singularité et la pluralité que choisir ?
La vision de Mouhamadou Mbodj sur le panafricanisme s’inscrit dans une approche profondément pragmatique et ancrée dans les réalités contemporaines de l’Afrique. Pour lui, le panafricanisme ne peut plus se limiter à une idéologie ou à un idéal purement spirituel et culturel, mais doit devenir un projet politique et économique concret, structuré autour d’actions tangibles et mesurables.


Mbodj défend l’idée que l’unité africaine ne doit pas être seulement une aspiration philosophique, mais une réponse aux défis systémiques auxquels le continent fait face : dépendance économique, crises politiques, insécurité alimentaire, migrations forcées et dégradation environnementale. Pour lui, le panafricanisme doit se réinventer afin de répondre aux impératifs de souveraineté, de résilience et de développement durable.
Selon sa vision, le panafricanisme contemporain repose sur trois piliers essentiels :
- L’intégration économique et industrielle
Mbodj considère que le panafricanisme doit prioriser la création d’un marché commun africain, fondé sur la valorisation des ressources locales, l’interconnexion des infrastructures et une industrialisation ambitieuse. Une opportunité majeure pour transformer les relations économiques intra-africaines, et qui réduira la dépendance aux puissances étrangères et garantira une redistribution équitable des richesses entre les nations du continent.
- La refondation politique
Il critique les systèmes politiques hérités de la colonisation, qu’il juge inadaptés aux réalités africaines. Mbodj plaide pour des institutions inclusives et démocratiques, enracinées dans les cultures et les traditions locales, mais ouvertes aux principes de gouvernance moderne. Selon lui, une union politique plus forte des États africains est nécessaire pour défendre les intérêts du continent sur la scène internationale et lutter contre les ingérences extérieures.
- La renaissance culturelle et éducative
Pour lui, la réussite du panafricanisme passe par une redéfinition de l’identité africaine, libérée des complexes hérités de l’histoire coloniale. Il prône une réforme des systèmes éducatifs pour réconcilier la jeunesse africaine avec son histoire, ses langues et ses valeurs, tout en lui offrant les compétences nécessaires pour relever les défis de la mondialisation. La culture n’est pas un simple ornement, mais une force capable de fédérer les peuples africains et de reconstruire une confiance collective.
L’auteur de « L’Afrique en face d’elle-même » insiste aussi sur l’urgence d’une action panafricaine concertée face aux crises globales, comme le changement climatique ou les pandémies, qui accentuent les vulnérabilités africaines. Pour Mbodj, le panafricanisme du XXIᵉ siècle est une alternative nécessaire au modèle occidental dominant, une voie vers un développement harmonieux et respectueux des spécificités africaines. Il n’est pas une simple utopie, mais une ambition réalisable, à condition qu’elle soit portée par une volonté politique forte et un engagement collectif des peuples africains.
Cheikh Fall GUEYE
CEO NSPN – Ingénieur pédagogique et numérique – Maître ès philosophie – Ecrivain
Le numérique : un levier de transformation
Rédigé par le CEO de Noura Services Pédagogiques Et Numériques (NSPN)
Le numérique est présent dans presque toutes les activités professionnelles, éducatives ou encore sociales. Que ce soit dans le commerce, l’enseignement ou les relations sociales, on parle beaucoup du numérique, de son usage et de ses effets. Propulsé par l’avancement et le développement de la technologie dans toutes ses variétés allant de la conception des sites internet aussi différents les uns que les autres en fonction des besoins et des objectifs jusqu’à leur déploiement et leur exploitation. Il s’y ajoute également l’avancée de la téléphonie, de l’information et de tous les autres paramètres liés à la technologie.
Antoine Vidalin qui va dans le même sens que nous s’interroge ainsi dans Personne ! L’existence numérique ou la négation de la chair :« Quel champ de la société échappe encore à l’usage du numérique et à ses exigences ? Aucun. Tous les secteurs sont impliqués : l’éducation, le travail, la médecine et même le culte. Le caractère englobant de ce nouveau paradigme soulève des questions philosophiques, anthropologiques et théologiques sans équivalent depuis la naissance de l’humanité ».
Cette tendance est au cœur de l’évolution de la société vers l’ère du numérique en adaptant ses besoins, ses habitudes et ses activités en fonction de ce que le numérique représente et propose. Dans le cadre de l’éducation, la transition numérique est amenée à modifier les différentes façons d’enseigner. Il est dit que : « le système éducatif est engagé dans des transformations pédagogiques et organisationnelles profondes, de l’école maternelle au post-baccalauréat, qui nécessitent de mobiliser fortement les potentialités du numérique. Celui-ci représente en effet un levier de transformation puissant pour accompagner la politique ministérielle dans toutes ses dimensions ».
Cette assertion montre que le numérique favorise l’interactivité dans la transmission du savoir. Il aide à la réduction des difficultés scolaires et facilite les démarches de recherche d’informations. En clair, les nouvelles technologies offrent de nouvelles perspectives sur les méthodes d’apprentissage (en classe et hors de la classe) tout en se révélant aptes à répondre efficacement à certains besoins spécifiques des apprenants.
C’est dans ce cadre que la politique nationale et les investissements mettent en avant le numérique dans les différents programmes d’apprentissage, et ceci depuis les premières années de scolarisation de l’enfant. Toujours dans le même ordre d’idées, les initiatives de pédagogie numérique sont aussi favorisées et encouragées dans la formation initiale, continue et professionnelle. Cependant, qu’en est-il de la notion elle-même ? Et à quoi renvoie-t-elle concrètement ?
Comme le remarque Fluckiger « l’hétérogénéité de ce à quoi renvoie usuellement le numérique dans le champ éducatif est frappante. Il peut être fait référence à des contenus d’apprentissage ou au contraire à des outils, à des instruments pour l’enseignant (comme un TBI, tableau blanc numérique) ou pour les apprenants, à des outils mobiles ou fixes, disciplinaires ou transversaux, conçus pour (ou par) l’école ou scolarisés, utilisés en classe ou hors de la classe, etc. ».
Les propos de Fluckiger nous rappellent qu’il faut s’entendre au préalable sur l’usage du mot et de ce qu’on en fait. D’ailleurs il poursuit son idée lorsqu’il affirme qu’« on doit déjà remarquer que l’existence sémantique de cette entité résulte d’un mouvement de balancier terminologique. Numérique, employé initialement comme adjectif pour désigner des technologies (comme la TNT, télévision numérique terrestre) a été substantivé en « LE numérique ». Certes la dernière remarque est d’ordre formelle mais évoque tout de même les confusions possibles qu’on pourrait avoir autour du terme si en amont, on ne s’entend pas sur comment allons-nous considérer le concept et vers quoi nous mènera-t-il ?
Références :
- Antoine Vidalin (2021), Personne ! L’existence numérique ou la négation de la chair, Artège.
- Le préambule du dossier de presse du ministère de l’éducation nationale (France), daté d’aout 2018
- Cédric Fluckiger, « Numériques en formation : des mythes aux approches critiques », Éducation permanente, N° 219
Cheikh Fall GUEYE
Ingénieur pédagogique et numérique – Maître ès philosophie – Ecrivain



